Dimanche 13 janvier 7 13 /01 /Jan 12:53

Après une longue interruption des publications sur notre blog, nous reprenons l'information sur le suivi du mouvement révolutionnaire au Népal.

 

Après la formation du nouveau Parti Communiste du Népal - maoïste, issu de la rupture d'avec le Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) dirigé par Prachanda et Bhattarai, le Parti préparait son 1er Congrès. C'est en réalité le 7ème Congrès du Parti en considérant qu'il est la continuité du PCN-maoïste qui a mené la Guerre Populaire. Il est légitime de considérer cette continuité puisque lors de la rupture d'avec le PCUN(m), ce sont majoritairement les cadres ayant mené la Guerre Populaire qui ont rejoint le Parti. Le motif affiché de cette rupture est la traitrise de Prachanda et Bhattarai et l'impossibilité de développer la ligne révolutionnaire au sein du PCUN(m).

 

Durant cette période de 6 mois, la préparation du Congrès a amené le Parti, les organisations de masse et l'Armée Populaire de Libération à se réorganiser et à débattre de la ligne politique que le Parti doit suivre.

 

Le Congrès a donc commencé le 9 janvier dernier et devrait se conclure le 14 janvier. 1400 délégués y participent. Nous avons quelques informations concernant les débats s'y déroulant.

 

Le papier présenté par Kiran, le dirigeant du PCN-m, en préparation du Congrès a été critiqué pour n'être pas assez clair. Notamment, le document avançait la ligne de “révolte sur les bases posées par la Guerre Populaire". Les délégués ont avancé qu'aujourd'hui les bases de la Guerre Populaire n'existaient plus et qu'il était donc impossible de développer la révolte sur ces bases. La nécessité de reprendre la Guerre Populaire pour développer à nouveau des zones de base, les gouvernements populaires et les tribunaux populaires a été soulignée. Ainsi, nombre de délégués ont déclaré que le Congrès devait prendre la décision de reformer immédiatement l'Armée Populaire de Libération.

 

Les accords de paix de 2006 ont également été fortement critiqués comme base de la liquidation de la révolution par Prachanda et Bhattarai.

 

La direction du Parti n'a pas été épargnée non plus et il a clairement été demandé la mise en place d'un mécanisme formel au sein du Parti pour conserver un style de direction prolétarien en imposant à la direction de remettre toutes ses propriétés au Parti. Cela afin d'emêcher les dirigeants de profiter d'un style de vie confortable.

 

La décision de présenter le Secrétaire Général 'Badal' comme candidat au poste de premier ministre a été fortement critiquée, les délégués se demandant comment le Parti peut déclarer la révolte en demandant le poste de premier ministre. Les délégués ont également mis au clair que la voie parlementaire était à exclure.

 

Voici quelques extraits de déclarations citées par les médias bourgeois :

 

"Pour le moment, le parti n'est pas différent du PCUN(maoïste). Nous devons développer nos zones de base et aller vers le peuple avec une stratégie claire."

 

"Une majorité de participants ont souligné que la révolution sans lutte armée ne veut rien dire."

 

"Comment pouvons nous lancer une révolte si nous désirons tant diriger le gouvernement ?"

 

"La question principale est la Guerre Populaire mais comment la rendre unique pour le Népal et différente de la précédente Guerre Populaire ? Le document n'est pas clair sur la révolte populaire, tout comme Prachanda l'était."

 

"La Guerre Populaire doit être lancée après avoir pris la décision d'où nous en sommes aujourd'hui. Nous sommes tombés du sommet de l'Everest et nous ne savons pas jusqu'où nous sommes tombés. Nous devons en premier lieu savoir cela et reprendre à partir de ce point, pas de zéro."

 

"Nous pouvons gagner. Nous ne devons pas abandonner notre ordre du jour. Nous devons reprendre d'où nous sommes sortis de la Guerre Populaire. Le Congrès doit mettre au clair l'étape à laquelle nous sommes maintenant."

 

"Le parti doit adopter une ligne concrète pour l'établissement d'un gouvernement populaire sur les bases de la Guerre Populaire prolongée." "Si nos dirigeants ne peuvent pas diriger ce mouvement, ils doivent laisser d'autres le faire."

 

"Le parti doit principalement prendre deux décisions cruciales. Premièrement, le parti doit tracer un plan clair pour la révolution afin de garantir que le peuple népalais ne sera pas pénalisé par la trahison de la direction. Deuxièmement, le parti doit éliminer le népotisme et la culture féodale et bureaucratique dans le parti. Les dirigeants doivent travailler pour les intérêts des masses plutôt que pour les leurs. De plus, assurer l'établissement du fédéralisme compensera les peuples qui ont perdu leur identité dans le passé."

 

"Le plan pour la révolution doit se dérouler au travers de la révolte populaire. Le fédéralisme basé sur l'identité est la forme de fédéralisme la plus adaptée pour le Népal. De plus, le parti ne doit pas participer aux prochaines élections. Nous devons également apprendre du fait que nous n'avions pas notre mot à dire même lorsque nous avions la majorité dans l'Assemblée Constituante maintenant dissoute."

 

"Le parti doit garantir le succès et l'accomplissement de la révolution en traçant un plan clair. Pour cela, les dirigeants doivent se prolétariser. Le parti doit aller vers la révolte populaire car rien ne peut être acquis sans la lutte armée."

 

"Le parti a pris des engagements au peuple d'endroits comme Karnali et autres zones et communautés délaissées. Le parti doit avancer avec un plan claire afin d'accomplir la révolution au travers de la guerre populaire."

 

"Le parti doit garantir l'enquête sur les disparitions. Le Congrès doit appuyer une enquête sur les personnes disparues durant le conflit et agir contre les coupables. Sinon, le parti doit lancer une lutte armée."

 

"Le parti doit tracer un plan clair pour traiter les questions avancées par le parti dans le passé. De nouvelles élections n'ont aucun sens. La seule voie pour que le parti traite les questions qu'il avait avancé par le passé est de lancer la guerre populaire. Il doit aussi garantir le fédéralisme basé sur l'identité."


"Le parti doit avancer avec un plan clair pour accomplir la révolution et prouver que sa décision de rompre avec le parti mère était juste. De nouvelles élections ne peuvent pas donner de solution. Le parti doit aller pour la lutte armée."

 

CP Gajurel 'Gaurav' : "Soyez prêts. Nous respectons votre voix. Le parti est prêt pour la révolution."

 

Netra Bikram Chand 'Biplab' : "Mais nous ne vous trahirons pas. Nous étions prêts à tuer où être tué durant la guerre populaire. Nous sommes toujours prêts à écrire nos noms sur la liste des martyrs."

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Mardi 19 juin 2 19 /06 /Juin 11:51

Après une longue lutte entre les deux lignes au sein du PCN-maoïste devenu PCUN-maoïste, la faction de gauche a décidé de former un nouveau parti : le Parti Communiste du Népal - maoïste.

 

Après trois jours de réunion nationale à laquelle 3000 cadres des 75 districts du Népal ont participé, la décision formelle de fonder un nouveau parti a été prise.

 

En attendant le 1er congrès qui se tiendra en février prochain, Kiran est le président du parti, Badal le secrétaire général et Gaurav le secrétaire. Le Comité permanent inclu Dev Gurung et Biplab. Un Bureau et un Comité Central ont également été formés. Toutes ces instances seront réélues lors du Congrès du Parti à venir.

 

Lors de la conférence de presse, Kiran a annoncé qu'il était impossible aux révolutionnaires de rester plus longtemps dans le PCUN-maoïste aux côtés des réformistes et néo-révisionnistes, des corrompus et des opportunistes.

 

Un article plus détaillé sur les désacords ayant mené à la formation du nouveau parti et sur les éléments fondateurs du nouveau parti sera publié d'ici quelques jours.

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Mardi 24 avril 2 24 /04 /Avr 20:02

Sans rentrer dans les détails, la polarisation au sein du PCUN-maoïste s'est accentuée et s'accentue avec la réorganisation du Parti, des organisations de masse et de l'Armée Populaire de Libération.

 

Seuls 3000 combattants (soit seulement 10% !) ont finalement opté pour l'intégration dans l'Armée Népalaise, dégoutés par Prachanda et Bhattara.

 

Aujourd'hui mardi 24 avril, une réunion nationale des Volontaires Populaires s'est tenue à Katmandou à l'initiative des révolutionnaires et a élu un Comité devant assurer l'expansion organisationnelle. Les Volontaires Populaires ont été présentés à la réunion comme étant la base de la nouvelle Armée Populaire de Libération.

 

Au niveau du Parti, des comités parallèles sont formés dans tout le pays, signifiant clairement la rupture avec la clique Prachanda/Bhattarai. Les déclarations publiques de la part des révolutionnaires contre Prachanda et Bhattarai se multiplient. Ces derniers sont désignés comme des traitres et des corrompus et le dirigeant du comité de lutte de l'APL a même menacé de reprendre les armes contre eux.

 

Nous publierons plus d'infos au fur et à mesure que se développera la lutte.

 

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Mercredi 18 avril 3 18 /04 /Avr 19:51

 


 

 

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Mercredi 11 avril 3 11 /04 /Avr 19:27

Sur ordre du gouvernement dirigé par Baburam Bhattarai, vice-président du PCUN-maoïste, l'Armée Népalaise a pris hier soir le contrôle des cantonnements de l'Armée Populaire de Libération. Cette décision fait suite à une réunion du Comité Spécial de l'Intégration de l'Armée supervisant le processus d'intégration de l'APL dans l'Armée Népalaise.

 

Afin de comprendre cet évènement important, revenons sur les récents évènements au Népal et particulièrement sur la lutte entre les deux lignes au sein du PCUN-m.

 

La dernière réunion du Comité Central a maintenu l'unité entre l'aile voulant "institutionnaliser les acquis de la révolution" et l'aile voulant mener au bout le processus révolutionnaire. Cette réunion a légitimé l'existence de ces deux ailes au sein du Parti, accordant à chacune le droit d'organiser des réunions, des meetings, des manifs, etc.

 

L'aile gauche a cherché à renforcer son développement organisationnel en organisant des comités parallèles à travers tout le pays, en conduisant des sessions de formation, en menant une campagne pour une constitution populaire (qui n'à aucune chance d'être écrite par cette Assemblée Constituante selon leurs propres mots), en organisant les combattants de l'APL à qui ils avaient demandé de sortir du processus d'intégration, bref, en mobilisant la base du Parti et en se tournant vers les masses.

 

Depuis environ deux semaines, la lutte est devenue plus aigue avec d'un côté Prachanda et Bhattarai multipliant les compromis dans l'objectif de conclure le processus de paix et l'écriture d'une constitution prévue pour le 28 mai (et dont la date ne pourra plus être reculée selon une décision de la Court Suprême) et de l'autre côté Kiran et Badal déployant les efforts pour préparer et organiser la révolte.

 

Sans rentrer dans les détails de ce que l'un ou l'autre dirigeant a pu affirmé, il existe une démarcation de plus en plus nette entre les deux lignes. La question de la scission du Parti est même ouvertement posée, la véritable question étant le moment où elle va survenir.

 

Récemment, les compromis de Prachanda et Bhattarai pour conclure le processus de paix furent principalement autour de l'intégration de l'armée. Pour rappel, sur 15.000 combattants, environ 6.000 ont choisi le départ volontaire (l'aile gauche avait appelé les combattants à choisir cette option). 9.000 attendaient donc le processus d'intégration avec, pour un certain nombre, la pression des commandants (en majorité favorables à Prachanda) pour qu'ils restent dans le processus.

 

Or le très récent accord passé avec les autres partis par Prachanda et Bhattarai était l'intégration de 6.000 combattants seulement, ce qui en laisse 3000 sur le carreau. Une révolte a commencé à éclater dans les cantonnements et certains commandants ont même fui par peur de leurs propres combattants (sic!).

 

C'est dans ce contexte qu'a été envoyée l'Armée Népalaise pour prendre le contrôle des cantonnements. Clairement, Pranchanda et Bhattarai ont eu peur que les combattants de l'APL ne reprennent les armes contre eux-mêmes ! Des médias ont indiqué que plusieurs centaines de combattants ont fui les cantonnements.

 

En réaction, l'aile gauche a condamné cette décision d'acte d'extrême capitulationisme et de trahison de la révolution. Ce mercredi matin, elle a organisé un blocage de la circulation dans tout le pays et ce soir des manifestations au flambeau où ont été brûlés les effigies de Prahcanda et Bhattarai. Les quelques nouvelles que nous avons pour l'instant affirment qu'il y a eu quelques affrontements à Katmandou. D'autre part, le mouvement devrait continuer ; l'aile gauche a d'ailleurs formé très récemment un front avec 11 autres organisations dans l'objectif de préparer le mouvement populaire.

 

Nous publierons plus d'informations bientôt pour vous tenir informés de la suite des évènements.

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Vendredi 23 mars 5 23 /03 /Mars 09:12

Nous n'avons rien publié depuis quelques temps maintenant car la situation n'avait pas évolué de manière significative depuis la dernière réunion du Comité Central qui avait conduit à un compromis entre l'aile gauche et l'aile droite du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste).

 

Depuis, une partie de l'Armée Populaire de Libération a été démobilisée et une autre attend l'intégration dans l'Armée Népalaise. Bhattarai est toujours le premier ministre et la situation élémentaire des masses populaires ne s'est pas améliorée. Au lieu de cela, Bhattarai permet à l'Inde d'investir dans l'hydroélectrique, faisant suite à la longue "tradition" de vendre le pays au voisin du sud.

 

Tout récemment, la gauche a eu quelques sursauts. Ainsi, Kiran et les dirigeants de l'aile gauche avaient appelé les combattants de l'APL à boycotter le processus d'intégration. Une fois démobilisés, les combattants ont été organisés dans une nouvelle organisation. Aujourd'hui, ils mènent campagne contre le gouvernement Bhattarai et critiquent Prachanda publiquement. Un mouvement de protestation contre le gouvernement Bhattarai devrait donc être organisé très prochainement.

 

Devant la campagne contre Prachanda et Bhattarai incluant les combattants de l'APL et la formation d'un Front Uni, ainsi que l'annonce de la non-participation des dirigeants de l'aile gauche au prochain Comité Central, Prachanda a récemment affirmé que le parti était au bord de la rupture et que le seul moyen de le sauver était que l'aile gauche se rallie à la ligne de la paix et de la constitution.

 

D'autre part, l'aile gauche du Parti serait en discussion avec d'autres groupes et partis maoïstes pour forger un Front Uni Communiste (information sans plus de précisions pour l'instant).

 

La date du 28 mai, date pour l'écriture de la constitution, approche et il est pratiquement certain qu'elle ne sera pas rédigée à temps, sauf s'il s'agit d'écrire une constitution bourgeoise. Comment les camarades au Népal voulant faire avancer la révolution vont ils s'y prendre, voilà la question qui reste en suspens...

 

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Vendredi 30 décembre 5 30 /12 /Déc 10:37

La réunion du Comité Central du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) a finalement commencé le 24 décembre. La lutte est intense entre la faction de Prachanda soutenue par Bhattarai et la faction de Kiran.

 

Alors que la première veut conclure à tout prix le processus de paix, la deuxième argumente que le gouvernement (dirigé par Bhattarai) et l'Assemblée Constituante n'ont plus lieu d'être et que la tâche du Parti est de mobiliser les masses pour la révolte afin de s'emparer du pouvoir d'Etat.

 

Les dirigeants du camp de Kiran affirment à tour de rôle que Prachanda a trahi les décisions révolutionnaires prisent lors des dernières réunions importantes du Parti, que Prachanda est un révisionniste, que le PArti est sur la voie de la soumission totale, etc.

 

L'opinion de la faction de Kiran est que Prachanda aurait dû dans son document passer en revue les erreurs du Parti et commencer ainsi à les corriger. Mais Prachanda n'a fait que trouver des excuses pour justifier les erreurs commises.

 

Quelques extraits de déclarations récentes :

 

CP Gajurel 'Gaurav'

 

"Le document [de Prachanda] a prouvé que notre leadershipse dirige à toute allure vers une ligne politique "opportuniste de droite". Le document a justifié les erreurs commises par les dirigeants politiques. Ainsi, le document a adopté la voie de la capitulation. Nous ne l'acceptons pas. Le vice-président du Parti Kiranji (Mohan Baidya) présentera un autre document de notre part."

 

"Comment le Parti peut-il s'unifier lorsque les inquiétudes légitimes déjà enregistrées par les dirigeants et cadres du Parti ne sont pas traitées ?"

 

"Il a affirmé dans son document que l'accord en quatre points, l'accord en sept points, l'intégration de l'armée, l'accord BIPPA, le retour des biens saisis, ont été les décisions prises par le parti. Mais ces décisions ont été prises par Dahal et le Premier Ministre Bhattarai et non par le parti."

 

Lors d'un meeting organisé pour célébré le 119ème anniversaire de la naissance de Mao Zedong, il a déclaré :

 

"Comment pouvons-nous accepter une personne qui a trahi la révolution dans les couloirs de Singha Durbar [parlement] en tant que notre président ?"

 

"Prachanda est juste le président symbolique du Parti. Les cadres ne l'acceptent déjà plus comme président."

 

"Prachanda a abandonné l'idéologie du Président Mao et est engagé dans des activités religieuses. Il n'est que le directeur d'une ONG concernant Lumbini."

 

"Prachanda fut le commandant-en-chef de l'Armée Populaire de Libération, mais plus tard la même personne dissolva cette même armée qui avait versé son sang pour la libération nationale."

 

Ram Bahadur Thapa 'Badal'

 

"Il ya des règles et des règlements, même pour la régulation d'un front commun, mais notre parti est laissé sans règles. Le parti est déjà divisé, il attend seulement une annonce officielle." 

 

"Si le parti peut être ramené sur la bonne voie, des mesures disciplinaires devront être prises contre le président et le Premier ministre. La direction du parti et   du gouvernement est entre les mains des compradores et des éléments de droite."

 

Lors d'un meeting organisé pour célébré le 119ème anniversaire de la naissance de Mao Zedong, il a déclaré :

 

 "Le gouvernement actuel veut établir un ordre économique favorable à l'Inde et donc il a signé l'accord  anti-national BIPPA avec le voisin du Sud. Les activités du gouvernement telles que la limitation des droits des travailleurs et la décision de saisir les terres des paysans sont très déplorables."

 

Netra Bikram Chanda 'Badal'

 

"Nous avons été amenés à Katamandou à partir des zones de base avec le rêve de révolution. Mais le président dit que le parti doit être là où il se trouve aujourd'hui."

 

Il a affirmé qu'une nouvelle "classe bourgeoise" se développait au sein du Parti et a demandé aux dirigeants de remettre toutes leurs propriétés à l'organisation. "Le président devrait tout d'abord remettre sa propriété au Parti et les autres membres du Comité Central devraient en faire de même."

 

Mohan Baidya 'Kiran'

 

"Il (Prachanda) est au coeur de l'échec du leadership, de la politique égoïste et de la tendance erronée que le parti prend actuellement." 
"Le fait est que le vieux parti se meurt lentement et qu'il donne naissance à un nouveau parti."

 

"Le fait est que notre président n'a jamais pris le chemin de la révolte."

 

"Nos camarades qui avaient reçu comme rôle de gouverner la nation ont pris de nombreuses décisions irréfléchies et   erratiques et se dirigent dans ​​la mauvaise direction. Le gouvernement, au lieu de renforcer la souveraineté nationale, soutient les expansionnistes . Dans la situation qui prévaut le parti devrait démissionner de la structure gouvernementale. La politique du parti devait être d'établir la République Populaire Fédérale Démocratique, pour sauvegarder la souveraineté nationale et assurer la prospérité à la population. Ainsi, le gouvernement actuel devrait être dissous et le chemin de la révolte devrait être ouvert. L'option de la révolte est toujours d'actualité."

 

"Pour le président Dahal, la paix signifie le désarmement de l'Armée Populaire de Libération , l'écriture de la constitution signifie une constitution parlementaire et la participation au gouvernement signifie l'acceptation du mécanisme de l'ancien État."

 "Universellement un accord est un processus de donner et prendre, mais le parti n'a fait que donner sans rien prendre."

 

"Afin d'apporter une véritable unité dans le parti, la direction doit convaincre les militants de base qu'elle s'est transformée en corrigeant les erreurs du passé, et l'autocritique est la meilleure chose pour commencer."  
 

"Le document de Dahal embrasse le système parlementaire, ce qui est contre l'esprit de la réunion de Chunbang."
Le document présenté par Kiran a également réfuté l'argument de Dahal comme quoi le contexte social du Népal n'était pas favorable à une révolution de style chinoise et a affirmé que cela avait pour objectif de satisfaure les pro-compradores en ruinant la possibilité d'une révolution.
Mobilisation des ex-combattants de l'APL
Les ex-combattants de l'APL qui avaient été "disqualifiés" par l'ONU lors de l'entrée dans le processus de paix ont mené une bhanda (grève générale avec fermeture des commerces et des routes) dans l'Ouest et l'Extrême-Ouest du Népal.
Ils veulent que le terme dégradant "disqualifié" ne soit plus employé à leur égard ; que l'Etat leur garantisse des conditions de vie ddécentes ; et que les sommes versées à leur titre soient rendues publiques.
La prochaine mobilisation est pour le 5 janvier.
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Mardi 13 décembre 2 13 /12 /Déc 09:17

CP Gajurel 'Gaurav' a affirmé qu'il ne manquait plus qu'à annoncer la décision officielle de la scission du parti. Il a informé que Mohan Baidya Kiran serait le dirigeant après la scission.

 

C'est lors d'un programme organisé par l'Association des journalistes révolutionnaires à Sindhulimadi mardi matin que  Gajurel a fait cette déclaration, ajoutant que la déclaration de scission n'était pas loin.

 

Selon lui, la seule chance d'éviter une scission est que Puspa Kamal Dahal 'Prachanda' et Baburam Bhattarai expriment a faillite de la voie choisie et s'excusent lors de la réunion du Comité Central.

 

Il a affirmé que sa faction mettait toujours en pratique les décisions du Parti mais que c'étaient Prachanda et Bhattarai qui ne les respectaient pas et a ajouté qu'ils continueraient à critiquer le leadership du Parti tant qu'ils n'arrêteraient pas d'enfreindre les décisions du Parti.

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Lundi 12 décembre 1 12 /12 /Déc 10:44

Des rapports indiquent que la lutte au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) entre la faction organisée autour de Kiran et celle dirigée par Prachanda-Bhattarai s'intensifie et se polarise.

 

Au niveau du processus de retour des terres saisies durant la Guerre Populaire, l'opposition est très importante et le processus n'a pu avancer. Même des partisans de Prachanda se sont opposés au processus, rejoignant la résistance à la liquidation. Mais les résistants à la liquidation n'en sont pas restés là, ils ont également capturé de nouvelles terres, dont certaines appartenant à un député maoïste ayant profité de sa position. Aux yeux des militants maoïstes népalais, la position de Bhattarai était déjà claire depuis un certain temps mais celle de Prachanda n'était pas complètement révélée. A présent, il est taxé de "néo-féodalisme".

 

Au niveau du processus d'intégration de l'armée, environ 60% des combattants ont choisi l'intégration tandis que 40% ont choisi le départ volontaire. La faction de Kiran avait appelé au boycott pour tenter de réorganiser l'APL. Il y a en outre fort à parier que l'intégration selon les critères de l'Armée Népalaise engendre beaucoup de frustration dans les rangs de l'APL.

 

D'autre part, dans des récentes déclarations, CP Gajurel 'Gaurav' a carrément affirmé :

 

"Dahal a abandonné l'idéologie tracée par la guerre populaire. Il adhère à l'idéologie socialiste. Comment Dahal peut-il continuer de revendiquer qu'il tient une position importante dans le parti ?" "Il n'a aucune place dans le parti." "Les différences dans le parti ont franchi la limite tolérable. Dahal est responsable des aberrations idéologiques." "Tout a commencé par des divergences à propos de petites questions. Ces divergences ont atteint un nouveau niveau après la décision unilatéral du président  [du parti] de rendre les propriétés saisies, l'humiliante réhabilitation et intégration de l'APL et le récent accord BIPPA controversé [voir Bhattarai accueilli par des manifestants] que Bhattarai a signé avec l'Inde."

 

Kiran a de son côté envisagé la possibilité de créer un nouveau parti maoïste :

 

"Les maoïstes se battent pour la liberté depuis longtemps. Ils ont rêvé de liberté et de changement. Cependant, la direction maoïste déçoit le peuple au bénéfice du pouvoir. Si cela continue, il y auta un nouveau parti maoïste." "Le parti qui affirmait donner la terre aux paysans a rejoint le camp des propriétaires terriens en ordonnant le retour des propriétés saisies immédiatement après être arrivé aux rènes du gouvernement." "Durant la guerre populaire, la terre était saisie afin de garantir que ceux qui la travaille en soient les propriétaires et des appels furent fait afin que l'intervention étrangères et les traités inégaux prennent fin mais au lieu de cela il est très malheureux que les fermiers soient évacués des terres saisiesavec l'aide de l'administration et que le 'noir' BIPPA ait été signé avec l'Inde."  "La voie adoptée par la direction du parti conduit à la soumission totale et à la déception. Je ne vois pas de possibilité de corriger notre leadership. "Nous avons pris les armes pour un changement positif dans le pays. Mais je dois admettre que la situation n'a pas beaucoup changée." "La révolution continue." "Dans le passé, les dirigeants du régime Rana et la loi Panchayat affirmaient avoir mis fin à la révolution mais ce sont eux qui ont pris fin. Aujoud'hui aussi les néo-féoduax et les puissances étrangères veulent réprimer la révolution. Mais ils disparaitront eux aussi. " "Les néo-feodaux et les agents des réactionnaires étrangers ont affirmé que la révolution était terminée mais ce n'est pas vrai. La révolution va prendre une nouvelle forme."

 

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Mardi 29 novembre 2 29 /11 /Nov 09:28

 

Après l'annonce formelle de l'intégration des combattants de l'APL dans l'Armée Népalaise aux conditions dictées par cette dernière, le processus de regroupement des combattants s'est poursuivi et est pratiquement terminé.

 

La faction révolutionnaire dirigée par 'Kiran' Mohan Baidhya et 'Badal' Ram Bahadur Thapa avait appelé les combattants à ne pas participer à l'intégration. Suite à cet appel, les partisans de Prachanda et Bhattarai auraient mis la pression sur les combattants afin qu'ils optent pour l'intégration. Au final, environ 60% ont choisi l'intégration et 40% la retraite volontaire. S'ils donnent une idée, ces chiffres ne sont pas vraiment significatifs car comme l'intégration a été négociée aux critères de l'Armée Népalaise, un bon nombre de combattants vont être recalés.

 

Mais le plus important est qu'une partie des combattants a décidé de se mettre en grève, affirmant que "l'accord de sept points et l'écriture de la constitution ne représentent pas leurs intérêts et ne présentent pas de solution à long terme à leurs problèmes" et que "le temps donné pour répondre à leus demandes était passé et qu'il n'y avait d'autre alternative que la révolte", tel que rapporté par MyRepublica.com. Nous essaierons d'avoir des déclarations plus précises. Pour l'instant, les médias népalais ne font été de la grève que dans le cantonnement de Dahaban à Rolpa. N'oublions pas que Rolpa fut l'épicentre de la Guerre Populaire.

 

http://thenextfront.com/wp-content/uploads/2011/11/cantonment-pla1.jpg

 

D'autre part, Prachanda et Bhattarai ont mis en route le processus du retour des terres saisies durant la Guerre Populaire. Mais aucune réforme agraire révolutionnaire n'a eu lieu depuis l'entrée du processus de paix. Cette décision est donc clairement au service des propriétaires terriens et des féodaux.

 

Mais les dirigeants de la faction révolutionnaire ont clairement indiqué qu'ils ne laisseraient pas ce processus se dérouler et que chaque terre rendue sera saisie à nouveau. C'est ce qu'il s'est passé le week end dernier. Quelques hectares de terre ont été rendus formellement à un cadre local du Congrès Népalais dans le district de Bardiya. Le soir même, les militants de la faction révolutionnaire occupaient et saisissaient de nouveau le terrain, mettant un coup d'arrêt au processus de retour de la terre.

 

Le mouvement de résistance à ce processus s'étend et s'élargit même à certains partisans de Prachanda et Bhattarai qui se placent honnêtement du côté des paysans sans-terre et des sans-logis, regroupés dans l'Association Révolutionnaire Nationale des Paysans et l'Association Révolutionnaire Nationale des Squatteurs.

 

La résistance à la liquidation n'a sûrement pas dit son dernier mot.

 

http://redstarnepal.com/wp-content/uploads/2011/11/seized-land1.gif

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