Actualités du Népal

Vendredi 13 novembre 2009
La seconde vague de protestation contre le gouvernement actuel est àpeine terminée que les maoïstes annoncent déjà la troisième vague pour le 20 novembre.

Hier et aujourd'hui (12 et 13 novembre), des dizaines de milliers de militants ont bloqué le siège du gouvernement, des ministères et du parlement.

Hier, la police a chargé les manifestants. Plusieurs affrontements ont eu lieu. Une vingtaine de militants ont été blessé ainsi que 5 policiers. Parmi les blessés figurent les dirigeants Krishna Bahadur Mahara, Amik Sherchan (tous deux membres du bureau politique), Sushma Ghimire, Bhagat Baduwal et Rupa Chaudhar (élus au parlement).

A chaque fois, les blocages et manifestations ont été menés par les dirigeants maoïstes, y compris Prachanda et Kiran.

Les blocages et manifestations d'aujourd'hui se sont déroulés sans affrontements.

Lors du meeting de clôture de la seconde vague de protestation,
Prachanda a affirmé : "Nous donnerons l'ultimatum du 20 novembre." "Nous tiendrons des manifestations offensives si ceux qui résident à Singha Durbar [siège du gouvernement, parlement et principaux ministères] ne répondent pas à nos demandes à temps."

Parallèlement, les maoïstes ont déclaré la grève générale
dans le district de Jhapa (sud est du pays) pour deux raisons : contre la répression du 12 novemre et contre la venue du président. Aucun véhicule ne circulait, les écoles, instiutions et usines sont restées fermées. Le président est donc venu et reparti dans un hélicoptère de l'armée...

Dans un autre district, à Chitwan, l'Association Nationale des Sans-Terres, affiliée aux maoïstes, occupe les terrains de deux hôtels de luxe.

Photos et vidéos des deux derniers jours :















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Lundi 9 novembre 2009
Gopal Kiranti, membre du bureau politique du PCNU-maoïste, a déclaré symboliquement l'état fédéral Kirant, comprenant 8 districts montagneux à l'est du pays (Bhojpur, Khotang, Udaypur, Okhaldhunga, Solukhumbu et Sankhuwasabha).

Kiranti a également expliqué que le Parti avait annulé la déclaration des zones autonomes car tous les représentants pour les différents états autonomes n'avaient pas encore été choisis. Selon lui, dès qu'ils seront fixés, le Parti déclarera le gouvernement parallèle.
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Lundi 9 novembre 2009
Les maoïstes ont annoncés qu'ils ne déclareraient pas pour le moment de gouvernement parallèle. C'était pourtant prévu dans leur démarche de mouvement populaire. Ils ont clarifié qu'ils ne voulaient pas que cette déclaration soit juste une publicité. Prachanda a affirmé que la déclaration d'un gouvernement parallèle serait pour la prochaine vague de protestation, si leurs demandes ne sont pas satisfaites.

De l'autre côté, la ministre de la Défense a encore une fois affirmé que le gouvernement pourrait donner un plus grand rôle à l'armée si quiconque tentait de diviser les forces de sécurité.

Un dirigeant du PCN-UML, Ashok Rai, a affirmé que le Congrès Népalais avait demandé à l'UML de dissoudre l'Assemblée Constituante et d'imposer la direction présidentielle. "Durant nos entrevues avec la direction du congrès Népalais, ils ont dit que nous ne devrions pas écrire la constitution mais plutôt dissoudre l'Assemblée Constituante." "Ils se sont focalisés sur la formation d'une Commission pour écrire la nouvelle constitution." "Nous avons rejeté l'offre du Congrès car ils affirmaient que si la constitution était écrite par l'assemblée constituante elle serait choisie par les maoïstes." Plusieurs dirigeants maoïstes avaient déjà affirmé cela. C'est la première fois qu'un dirigeant de l'UML en parle publiquement. Mohan Baidya 'Kiran' a ensuite affirmé que ces remarques étaient vraies, que le PCNU-maoïste était au courant et a précisé que c'étaient les courants d'extrême droite du Congrès Népalais et de l'UML qui mettaient en pratique les plans de leurs maîtres indiens.

Demain, le 10 novembre, aura lieu le blocage de Katmandou.







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Jeudi 5 novembre 2009
Suite à la grande manifestation à la torche dans tous le pays, les maoïstes ont continué le mouvement populaire en bloquant ces derniers jours les institutions de l'Etat (mairies, préfectures, etc.). A Dhankuta, les maoïstes ont formé leur propre gouvernement populaire. Quelques affrontements avec la police et la Youth Force (affiliée à l'UML) ont eu lieu.

Le gouvernement a mis en état d'alerte tous les organes de sécurité. Le premier ministre adjoint, Gacchadar, du MJF(démocratique), a même affirmé que le gouvernement était prêt à envoyer l'armée dans les rues. Il a vivement critiqué les accords passés entre les maoïstes et les partis parlementaires (accords de 12 points de novembre 2005, accords de paix,...). Il a affirmé qu'ils étaient signés à la va vite. Selon lui, les maoïstes doivent abandonner leurs armes et démanteler l'Armée Populaire de Libération avant de prétendre pouvoir former un gouvernement.

A cela, plusieurs dirigeants maoïstes, dont Prachanda, ont affirmé que les maoïstes seraient forcés de répondre à la répression si elle continuait. Prachanda a ajouté que de toutes façons, le gouvernement n'arriverait pas à réprimer le mouvement même si toutes ses forces de sécurité en alerte et qu'il subirait alors le destin de Gyanendra (l'ex-roi).

Après avoir rencontré des délégués représentants certains pays européens et les USA, les maoïstes ont annulé le blocage de l'aéroport de Katmandou.

CP Gajurel 'Gaurav' a réaffirmé le soutien aux maoïstes indiens, également appelés Naxalites (voir l'interview du dirigeant du PCI-maoïste). "Si les maoïstes en Inde se dirige vers le succès, non seulement les maoïstes du Népal mais du monde entier se réjouiront de leur victoire."

Quelques photos et vidéos :






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Dimanche 1 novembre 2009
La vallée de Katmandou a été le témoin de l'initiation du nouveau mouvement populaire. Des milliers de militants et de sympathisants ont participé aux premières manifestations de la vague de 15 jours prévue par le PCNU-maoïste. Tous les cadres, dirigeants, militants, sympathisants ont été invités à y participer. C'est ainsi que Prachanda, Kiran, etc. ont directement participé aux manifestations.



Encore une fois, Prachanda a réitéré le fait que les maoïstes ne resteront pas les bras croisés si leur mouvement est réprimé et qu'ils répondraient à la répression d'égal à égal.

Ci-dessous, la traduction intégrale tirée d'un article publié sur NepalNews.com. C'est la première fois qu'est publiée autant détaillée la position idéologique des maoïstes, à partir d'une interview que Baburam Bhattarai a donnée à des militants du WPRM Britain. Cette interview est longue, en anglais, mais mérité d'être lue, étudiée et débattue. Nous recherchons des coups de main pour la traduction intégrale en français (contactez comitenepal@hotmail.fr). L'interview complète et originale est dispo à ce lien : http://www.wprmbritain.org/?p=926.

Le Dr Bhattarai affirme que l'objectif ultime des maoïstes est de capturer le pouvoir d'Etat

Alors que le PCNU-maoïste se prépare à l'offensive contre le gouvernement actuel en menant une vértiable agitation dans tout le pays, un des dirigeants du parti a affirmé que le plan ultime des maoïstes est de "détruire" l'Etat en pièces afin de le ramplacer par un "nouvel Etat" qui sera dirigé par un parti prolétarien, ou les maoïstes.
Le vice-président du PCNU-maoïste a ajouté que les maoïstes népalais n'ont pas rompu avec le principe basique de la ligne marxiste-léniniste-maoïste (mlm) d'éliminer l'ancien Etat, soutenu par l'armée, par un nouveau au travers de l'"usage de la force".

Dans une longue interview -et très verbeuse, comme on l'attend des dirigeants communistes - avec le Mouvement Populaire de Résistance Mondial (WPRM) de Grande Bretagne quelques jours auparavant, Dr Bhattarai affirme qu'en adhérant à ce principe basique [du mlm], le parti a mené la Guerre Populaire Prolongée (GPP) de 1996 à 2006.

"Mais après 2006 nous avons fait un certain changement de direction dans notre ligne tactique. Quelques personnes sont dans la confusion à propos de ceci et pensent que nous avons abandonné la GPP pour toujours et adopté un chemin pacifique pour le développement social," a t'il affirmé au WPRM, qui affirme travailler comme une plateforem pour le soutien internationaliste au mouvement maoïste à travers le monde.

Il a affirmé que cette confusion devait être clarifiée.

"Ce que nous disons est que la Guerre Populaire est guerre à plusieurs facettes dans laquelle les formes de luttes politique et armée doivent être combinées."

L'idéologue maoïste a affirmé que le parti a effectué "certains compromis" dans les Accords de Paix en tant que partie de la tactique du parti de se liguer avec les "partis démocrates bourgeois" afin d'abolir la monarchie et de tenir les élections pour l'Assemblée Constituante.

Il a affirmé que l'ex-parti rebelle voulait maintenant mener la lutte vers "l'établissement de la Révolution de Nouvelle Démocratie", et a ajouté que gardant ceci en vue, le parti a effectué un changement tactique "par lequel le combat majeur serait avec les partis démocrates bourgeois qui sont soutenus par l'impérialisme et les forces expansionnistes."

"L'APL [Armée Populaire de Libération] est toujours avec nous et les armes collectées durant la guerre sont toujours avec nous au sein du système de clé unique, surveillé par l'équipe des Nations Unies, mais le fait est que la clé est avec nous, que l'armée aussi et que nous ne nous sommes jamais rendus."

Faisant clairement allusion à la décision du parti de diviser le pays en différentes provinces ethniques après avoir établi des fronts ethniques, le Dr Bhattarai a affirmé que les maoïstes "découpent" l'Etat en petits bouts, "en fait nous le dévorons petit à petit. Au final, nous pourrons le détruire et le remplacer par un nouvel Etat."

"Ce que nous devons maintenant pratiquer est l'idée que la révolution ne s'arrêtera jamais avant que toutes les classes ne soient abolies, que l'Etat soit aboli, que le système de propriété soit aboli et que nous entrions dans une société sans classes ni Etat, ou qu'une commune des masses populaires ne soit créée."

"Tant que nous ne serons pas arrivé à cette étape, la révolution ne s'arrêtera jamais. Cette idée de la Révolution Culturelle doit être vraiment bien et fermement comprise et nous sommes très sérieux par rapport à cette question."

NepalNews.com http://www.nepalnews.com/main/index.php/news-archive/2-political/2183-dr-bhattarai-says-maoists-ultimate-aim-is-state-capture.html
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Jeudi 29 octobre 2009
Les maoïstes ont annoncé leurs programmes de protestation, prévus pour commencer le dimanche 1er novembre.
Voici un aperçu du programme :

1er novembre au soir : Déclaration officiel du mouvement et manifestation à la torche dans tout le pays.
2 novembre : Sit in et blocage de tous les Comités de Développement de Village et des municipalités dans tout le pays et toute la journée.
4-5 novembre : Sit in et blocage de tous les Buraux Administratifs de District pour toute la journée.
9 novembre : Déclaration des Républiques Autonomes.
10 novembre : Blocage de la vallée de Katmandou et de l'aéroport (ni d'atterissages ni de décolages ne seront autorisés).
12-13 novembre : Blocage du gouvernement par des millions de personnes.

Le gouvernement a déjà annoncé qu'il réprimerait le mouvement. Les maoïstes ont annoncés que si le mouvement devait faire face à la répression, ils répondraient à hauteur de la répression.
L'UML et le Congrès Népalais discutent déjà de stratégies pour contrer le mouvement des maoïstes.
Déjà, l'est du Népal est complètement paralysé par une grève appelée par les maoïstes suite au meurtre de deux militants maoïstes.
La YCL a également attaqué plusieurs dirigeants du Congrès Népalais ainsi que des ministres alors qu'ils se rendaient à un meeting.
Prachanda a déclaré que "ceux qui ont désigné le parti maoïste comme terroriste et ont mis à prix les têtes des dirigeants maoïstes conspirent à nouveau pour déclarer l'état d'urgence et remettre à prix les têtes des dirigeants maoïstes." "Ils se préparent à nouveau pour une repression massive et dissoudre l'assemblée constituante selon les diktats de leurs maitres étrangers." "Les dirigeants qui ont été rejetés par le peuple poussent le pays vers une autre guerre civile."
Selon le site TelegraphNepal.com, les rumeurs circulent qu'un coup d'état est prévu pour samedi, amenant à la tête du pays le président actuel (uniquement cérémoniel selon la constitution intérimaire et membre du Congrès Népalais) avec le soutien de l'armée. Ce site déclare même que si le président du Sri Lanka n'était pas en ce moment au Népal, l'état d'urgence aurait déjà été déclaré. Cependant, ce ne sont que des rumeurs et il faut se méfier de cette presse mais cela dénote la tension qui règne en ce moment au Népal.

La suite pour très bientôt...
Par Comite de Solidarité Franco-Népalais
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Lundi 26 octobre 2009
Vendredi 23 octobre dernier, les maoïstes ont fixé un ultimatum au gouvernement. Si leurs demandes ne sont pas adressées avant le 1er novembre, le nouveau mouvement populaire sera lancé. La porte reste toutefois ouverte pour une résolution du conflit par le dialogue. Il y a cependant très peu de chances que cela se passe.

D'un côté, le gouvernement et les dirigeants des différents partis qui le composent multiplient les déclarations à l'encontre des maoïste et du processus de paix. Ainsi, malgré les inquiétudes de la Mission des Nations Unies au Népal en raison des déclarations de la minstre de la Défense de réarmer l'Armée Népalaise et d'amender les Accordes de Paix, cette dernière à réitérer son intesion de recruter des nouveaux membres et d'acheter de nouvelles armes pour l'Armée Népalaise. Selon un général retraité, l'AN n'aurait même plus de munitions disponibles en raison de sa consommation durant les entraînements... KP Oli, dirigeant de l'UML a affirmé que les combattants maoïstes de l'APL ne devraient pas être intégrés dans l'armée. Pokharel, actuel ministre de l'Information et des Communications et dirigeant de l'UML, a affirmé qu'il n'était pas question que le rôle et l'action du président soit discutée au parlement (une des demandes clé des maoïstes). Le premier ministre a même affirmé que le gouvernement ne paierait plus les salaires des combattants de l'APL si les maoïstes ne votaient pas pour le budget (ce qui signifierait avant tout d'arrêter de bloquer le parlement).

De l'autre, les maoïstes annoncent que le prochain mouvement sera différent des précédents et que son but sera d'empêcher et de ridiculiser le gouvernement. Ils ont également averti qu'il pourrait prendre une tournure violente si le gouvenrement le réprimait. Il a été clairement mentionné que la situation internationale était en faveur des maoïstes. Les maoïstes parlent maintenant directement de la nécessaire démission du premier ministre afin que le conflit soit réglé pacifiquement et qu'ils puissent former un nouveau gouvernement.

Plusieurs évènements annoncent déjà la tension grimpante. Un clash entre la YCL et la Youth Force (affiliée UML) s'est déroulé à Dang, lorsque la YCL manifestait contre la venue du ministre Pokharel. Plus d'une douzaine de personnes seraient blessées. De même, à l'université de Bhojpur, le chef du campus a été attaqué par les étudiants du Syndicat National Etudiant Indépendant - Révolutionnaire (affilé aux maoïstes). Celui-ci est dénoncé par le SNEI-R et le Syndicat National Etudiant (affilié au Congrès Népalais) pour des malversations au niveau du personnel. Les deux syndicats demandent sa démission. Une manifestation motorisée en faveur d'un Etat Fédéral Newar a rassemblé plus de 500 motos. Elle était organisée par le Front de Libération Newar (affilié aux maoïstes).

De son côté, le Forum des Droits du Peuple Madhesi a annoncé qu'il lancerait une nouvelle révolte populaire centrée sur le Madhesh pour début novembre.
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Mercredi 14 octobre 2009
Malgré de nombreuses rencontres, réunions, discussions, amendements, etc., entre le PCNU-maoïste, l'UML et le Congrès Népalais, ces derniers ne sont parvenus à aucun consensus sur la résolution du conflit politique actuel. Le Congrès Népalais (en bloc) et l'UML (quelque peu divisé) refusent que la question du rôle du Président dans la réinstauration du chef de l'Armée en mai dernier et que la question de la suprématie civile ne soient discutées au parlement.

Quelques figures politiques affirment même publiquement que l'intervention de l'Armée est une possibilité qui se dessine de plus en plus. A ce sujet, la ministre de la Défense continue à promouvoir le rôle de l'Armée et a été jusqu'à affirmer à propos de Katawal (ex-chef de l'armée) : "Nous devons tous accepter le fait que Rukmangad Katawal a joué un rôle vital en établissant la suprématie populaire et en institutionalisant le changement politique dans le pays." "Il a fait du bon travail et il devrait donc avoir un travail correspondant." "On devrait lui dire de porter des responsabilités plus importantes." Il y a peu à rajouter à cela quand on sait que c'est ce même Katawal qui a refusé d'obéir aux ordres du gouvernement lorsqu'il été dirigé par les maoïstes...

Le premier ministre Madhav Kumar Nepal a déclaré que l'armée devait aller de l'avant dans le recrutement de nouveaux soldats (en contradiction avec les Accords de Paix). La ministre de la Défense a répété qu'il était possible d'amender ces Accords de Paix pour faciliter le réarmement et le recrutement de l'Armée Népalaise... Baburam Bhattarai, vice président du parti maoïste a répondu à cela que : "le gouvernement fantoche prend des décisions l'une après l'autre qui violent l'Accord de Paix et la constitution." "Nulle part dans le monde n'ont été amendés des accords de paix. C'est au delà de notre entendement si elle le dit consciemment." De même, Bhattarai a dénoncé la dissolution des Comités pour la Réforme Agraire, pour les Femmes et pour la Paix par le gouvernement dirigé par l'UML.

Le Secrétaire du PCN-maoïste, CP Gajurel 'Gaurav', a déclaré que le parti était conscient que des tentatives étaient faites pour dissoudre l'Assemblée Constiutante et que cela ne laissait aucun autre choix aux maoïstes de se diriger vers une révolte populaire. Bhattarai a également affirmé qu'un consensus était peu problable et que les maoïstes déclareraient la révolte populaire après Tihar (vers la fin octobre).

La situation se tend encore plus.


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Mercredi 7 octobre 2009
Aux dernières nouvelles, aucun accord n'a encore été trouvé entre les trois plus gros partis (PCNU-maoïste d'un côté et PCN-UML et Congrès Népalais de l'autre). "Que les partis soient parvenus à un consensus ne sont que des rumeurs," a affirmé Baburam Bhattarai, vice-président du Parti, lors d'un grand meeting de masse à Baglung, ajoutant qu' "il est peu probable que les partis parviennent à un accord pour résoudre la dispute politique."

"Nous ne feront pas de compromis tant que les décisions anticonstitutionnelles du Président ne seront dûment corrigées," a til ajouté. Badal rajoute que "tant que nous demandes ne seront pas adressées par le gouvernement, nous ne laisserons pas le parlement fonctionner." Baburam Battharai : "Nous essaierons néanmoins de résoudre les questions avant le festival de Tihar, mais, dans tous les cas, nous mènerons une autre série de protestation après le festival."

Sur la suite des évènements, Prachanda a affirmé : "Je n'ai aucune idée quel sorte de désastre apportera l'ouragan politique à ceux qui dirige à présent le gouvernement de coalition actuel." "Le noyau dur de droite dans l'UML et le Congrès Népalais ne veulent pas que le processus de paix et l'écriture de la constitution se concluent de la manière dont ils doivent."

Bhattarai : "Si le gouvernement recours à la répression, les manifestations pacifiques se transformeront en révolte armée."
Badal : "Nous avons pris le chemin de la révolte il y a plus d'une décennie et nous avons perdi des milliers de vies pour la paix et la stabilité. Nous somme maintenant prêts à se sacrifier encore pour institutionnaliser la paix et écrire la constitution à temps."

De l'autre côté, le gouvernement semble se préparer également à une situation tendue. C'est ainsi que la ministre de la Défense s'est déclarée en faveur de modifier les Accords de Paix car ces derniers auraient empêcher le renforcement de l'Armée Népalaise. Elle a affirmé que les provisions dans les Accords de Paix qui restraignent l'Armée Népalaise de faire de nouveaux recrutements, d'acheter des armes et de s'entraîner sont des obstacles aux changements nécessaires dans l'armée.

De manière similaire, le gouvernement s'apprête à utiliser les journalistes comme informateurs, recevant leur paye directement du gouvernement. Cette décision est dans le cadre de la campagne spéciale de sécurtité que va lancer le gouvernement. La Fédération des Journalistes Népalais s'est opposée à ce projet.

sources : nepaltelegraph.com, nepalnews.com






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Mardi 29 septembre 2009
La ministre de la Défense Bidya Bhandari a ordonné au nouveau Chef de l'Armée Népalaise Chhatra Man Gurung de reprendre le recrutement de nouveaux officiers pour les postes vacants de l'Armée Népalaise.

Elle contredit ainsi le verdict de la Court Suprème de février-mars 2009 qui avait ordonné à l'Armée Népalaise de ne pas recruter de nouveaux soldats. Elle l'interprète comme n'étant pas un ordre de stopper le recrutement de nouvelles recrues et que donc le recutement devrait continuer.

Elle affirme que près de 8.500 postes sont vacants et que si le recrutement ne se fait pas, certaines unités reteront sans officiers.

Elle est connue pour être très critique envers les maoïstes.

Lorsqu'elle a délivré les informations au Chef de l'Armée, elle a affirmé "Vous continuez avec le recrutement, je ferais face aux fronts politique national et international si nécessaire."

Les analystes affirment que se nouveau recrutement posera sûrement des problèmes pour le gouvernement actuel. Reste à savoir comment les maoïstes et la Mission des Nations Unies au Népal y réagira.


Tiré de http://www.telegraphnepal.com/news_det.php?news_id=6342&PHPSESSID=5c799e0a30a6a09a842128bd988197d7
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