Le Premier Ministre s'accroche à son poste

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

Malgré l'accord signé par les trois plus grands partis (Congrès Népalais, UML et PCUN-maoïste), le premier ministre s'accroche à son poste. Le Congrès Népalais et l'UML, ainsi que les 10 partis présents au gouvernement, demandent aux maoïstes de se transformer en "parti civil" avant que le premier ministre démissionne... La transformation en "parti civil" nécessiterait un démantelement des structures paramilitaires de la YCL (organisation de jeunesse affiliée au PCUN-maoïste) et à un accord sur le nombre de combattants maoïstes devant être intégrés dans l'Armée Népalaise.

 

Le PCUN-maoïste a demandé au Congrès Népalais et à l'UML de respecter l'accord de vendredi soir et de l'appliquer. Le Parti a également dénoncé les partis gouvernementaux d'interpréter l'accord à leur guise. "Les déclarations des partis dirigeants à propos de l'accord nous ont rendus sérieux," a affirmé Dina Nath Sharma, porte-parole du Parti maoïste. Selon Kiran, si le premier ministre ne démissionne pas d'ici quelques jours, le pays sera touché par une crise morale.

 

La fraction de KP Oli de l'UML voudrait même le voir devenir le prochain premier ministre. Ce dirigeant de l'UML est reconnu pour être un ardent opposant et critique des maoïstes. Il est parti hier pour New Delhi. Il est également reconnu pour avoir des relations privilégiées avec les dirigeants indiens s'occupant des affaires népalaises.

 

Bref, l'accord de dernière minute n'a pas réduit les différences entre les partis et la confrontation politique devrait continuer. Pourtant, l'accord prévoit de privilégier le consensus...

Publié dans Actualités du Népal

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