Le gouvernement ignore toujours les demandes des maoïstes

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

Le gouvernement et les partis dirigeants répètent encore que le premier ministre ne démissionnera pas sous la pression. Ils ajoutent également qu'il ne se passera rien avant que le processus d'intégration des deux armées ne soit achevé.

 

Face à cette situation, dix partis élus à l'Assemblée Constituante, dont le PCNU-maoïste, ont demandé la démission du premier ministre. Leur déclaration commune affirme que "la souveraineté nationale, le fédéralisme, le républicanisme, la laïcité, la démocratie, la justice sociale, la paix et la Constitution sont notre programme commun. Et promulguer la nouvelle constitution le 28 mai et achever le processus de paix avec succès est la tâche la plus importante du jour."

 

Citant le manque de volonté du gouvernement de forger un consensus, les maoïstes ont réaffirmé qu'ils ne discuteraient pas avec le gouvernement tant que le premier ministre n'aura pas démissionné. Babu Ram Bhattarai a également réaffirmé qu'il était complètement inutile de prolonger le mandat de l'Assemblée Constituante car tant que ce gouvernement existera il ne pourra pas être envisageable d'érire la nouvelle constitution.

 

Concernant la future stratégie du Parti, elle n'a pas encore été dévoilée mais voici ce qu'a affirmé Narayan Dahal, secrétaire du Comité de l'Etat Newa (Katmandou). "La moitié de nos cadres est repartie, en accord avec la stratégie du Parti." "Nous amenons de nouveaux cadres des districts qui n'ont pas participé aux manifestations et à la grève." Il a affirmé que les cadres ont été appelés pour "le mouvement décisif qui durera jusqu'au 28 mai." Selon lui, la première  vague a été le 6 avril, puis la deuxième le 1er mai et la grève générale. "Nous avons déjà montré notre puissance qui n'était qu'un échauffement pour la révolte." "Maintenant, la troisième [vague] sera avant le 28 mai et sera décisive." Les maoïstes ont prévu de loger leurs cadres dans la capitale jusqu'au 28 mai. "Nous les en avons informé." "Nous pourrions également les loger dans les maisons des dirigeants du Parti." "Nous avons déménagé les cadres restant dans nos hébergements après que certains soient rentrés chez eux." "Nous gardons nos cadres dans quelques écoles et collèges. Etant un parti responsable, nous avons quitté les lieux publics." Selon lui, le Parti a aménagé 200 hébergements.

Publié dans Actualités du Népal

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