La résolution du conflit politique ne sera sûrement pas pacifique

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

Malgré de nombreuses rencontres, réunions, discussions, amendements, etc., entre le PCNU-maoïste, l'UML et le Congrès Népalais, ces derniers ne sont parvenus à aucun consensus sur la résolution du conflit politique actuel. Le Congrès Népalais (en bloc) et l'UML (quelque peu divisé) refusent que la question du rôle du Président dans la réinstauration du chef de l'Armée en mai dernier et que la question de la suprématie civile ne soient discutées au parlement.

Quelques figures politiques affirment même publiquement que l'intervention de l'Armée est une possibilité qui se dessine de plus en plus. A ce sujet, la ministre de la Défense continue à promouvoir le rôle de l'Armée et a été jusqu'à affirmer à propos de Katawal (ex-chef de l'armée) : "Nous devons tous accepter le fait que Rukmangad Katawal a joué un rôle vital en établissant la suprématie populaire et en institutionalisant le changement politique dans le pays." "Il a fait du bon travail et il devrait donc avoir un travail correspondant." "On devrait lui dire de porter des responsabilités plus importantes." Il y a peu à rajouter à cela quand on sait que c'est ce même Katawal qui a refusé d'obéir aux ordres du gouvernement lorsqu'il été dirigé par les maoïstes...

Le premier ministre Madhav Kumar Nepal a déclaré que l'armée devait aller de l'avant dans le recrutement de nouveaux soldats (en contradiction avec les Accords de Paix). La ministre de la Défense a répété qu'il était possible d'amender ces Accords de Paix pour faciliter le réarmement et le recrutement de l'Armée Népalaise... Baburam Bhattarai, vice président du parti maoïste a répondu à cela que : "le gouvernement fantoche prend des décisions l'une après l'autre qui violent l'Accord de Paix et la constitution." "Nulle part dans le monde n'ont été amendés des accords de paix. C'est au delà de notre entendement si elle le dit consciemment." De même, Bhattarai a dénoncé la dissolution des Comités pour la Réforme Agraire, pour les Femmes et pour la Paix par le gouvernement dirigé par l'UML.

Le Secrétaire du PCN-maoïste, CP Gajurel 'Gaurav', a déclaré que le parti était conscient que des tentatives étaient faites pour dissoudre l'Assemblée Constiutante et que cela ne laissait aucun autre choix aux maoïstes de se diriger vers une révolte populaire. Bhattarai a également affirmé qu'un consensus était peu problable et que les maoïstes déclareraient la révolte populaire après Tihar (vers la fin octobre).

La situation se tend encore plus.


Publié dans Actualités du Népal

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