L'Inde continue de capturer des terres népalaises

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

A Siraha, les Forces de Sécurité Frontalières indiennes ont encore détruit des piliers de frontière et en ont construit de nouveaux à l'intérieur du territoire népalais.

Récemment, le PCNU-maoïste a décidé de bloquer les travaux de construction hydroélectriques donnés à des compagnies indiennes. L'Inde a alors menacé de stopper tous les travaux dans lesquels des compagnies indiennes seraient engagées. Lila Mani Pokharel, le chef du Bureau des Ressources en Eau du parti maoïste s'est exprimé a ce sujet :

"La menace indienne est insignifante puisqu'elle n'aura aucun impact sur le Népal." "Notre Parti a adopté la politique de stopper la construction du projet à tout prix." "La compagnie indienne pourra continuer ses travaux uniquement après que la restructuration de l'Etat sera accomplie et avec l'écriture de la Politique Fédérale sur l'Exploitation des Ressources Naturelles...le gouvernement Central et les gouvernements Locaux devront avant tout accepter le projet." "Nous ne pouvons pas continuer à être des esclaves de l'Inde...il vaut mieux qu'ils annulent leurs investissements du dit projet." "Même si l'Inde menace d'imposer un blocus économique nous ne crierons pas à l'injustice, nous savons que la misère du Népal est liée à l'Inde." "Nous sommes également en faveur d'étabil un régime de visa entre les deux pays, notre fontière avec l'Inde doit être régulée correctement." "Nous demandons à l'Inde d'annuler tout ses investissements dans tous les secteurs au Népal car ça permettra à tous les citoyens népalais de devenir auto-suffisants en temps utile."

"Le gouvernement d'alors de Girija Prasad Koirala [président du Congrès Népalais] a décalé notre cérémonie d'investiture d'un jour le 30 décembre 2007. La conspiration était de vendre [les projets hydroélectriques] Arun-III et Upper Karnali à l'Inde à un prix très bas." "Ca n'a été qu'après que Girki ait vendu les projets à l'Inde que la cérémonie d'investiture a pu se dérouler le jour d'après." Le journal Dristi Vernacular Weekly avait rapporté que le cabinet de Koirala avait pris la décision rapide de donner ce contrat à la compagnie indienne, mis sous pression par le chef de l'agence de Renseignement indienne (RAW), Ashok Chaturvedi, alors en visite au Népal.

Publié dans Actualités du Népal

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