Bhattarai refuse de se plier à la décision du Parti

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

Le PCUN-maoïste avait décidé de tenir les sessions de formation internes pour la préparation de la révolte à partir du 17 janvier.

 

Lors de la première session, Bhattarai, dont la ligne a été mise en minorité et rejetée par le Comité Central, a voulu lire le document présentant la ligne politique qu'il défend (ligne opposée à la ligne officielle du Parti). Il lui a alors été signifié qu'il ne pourrait pas le faire comme le stipule la décision du Comité Central à propos du déroulement de la lutte de ligne (voir Les derniers développements en plusieurs points ).

 

Bhattarai a alors décidé de boycotter la réunion de 7.000 militants des Etats Autonomes Newa et Tamsaling.

 

Après s'être rendu compte de l'absence de son mari, Hisila Yami 'Parbati' a commencé à faire une esclandre au sein de la réunion et aurait crié "Vive la démocratie interne !". Les tenants de la ligne de Bhattarai auraient alors quitté la salle sous les huées des participants.

 

Le Parti a alors décidé de réunir le Bureau Politique puis le Comité Central pour résoudre la contradiction.

 

"La demande de Bhattarai ce lundi était contre les normes établies et la décision du dernier Comité Central. Ce que nous voulons est que l'incident soit enregistré comme une erreur grave de la part de certains dirigeants," a affirmé Shakti Basnet, proche de Prachanda.

 

"La réunion discutera de l'écart dans la compréhension de la décision du Parti. Dévier de la vraie question et prendre une mesure contre un dirigeant ne mènera à aucune solution," a affirmé Kul Prasad KC, proche de Kiran.

 

Lors des réunions successives, la majorité du Comité Central a demandé à Bhattarai de reconnaître que son acte était une erreur. Mis en minorité, Bhattarai n'a pas accepté que c'était une erreur et a émis son désaccord avec la décision du Comité Central.

 

D'autant que Bhattarai, chef du département de Publication du Parti, a limogé l'éditeur Komal Baral du journal du Parti, Janadesh car ce dernier aurait voulu enlever des parties d'une interview de Bhattarai qui, selon Baral, étaient susceptibles de créer la confusion. Bhattarai l'aurait alors menacé de le limoger et Baral n'a pas cédé.

 

L'épisode de Janadesh a été qualifié de "tentative contre-révolutionnaire" par certains dirigeants (l'éditorial affirmait que la décision de Prachanda était une manifestation "d'une tendance compradore bureaucratique au QG du Parti"...).

 

Kiran a affirmé que l'acte de Bhattarai découlait de ses "conceptions révisionnistes".

 

Gaurav a affirmé : "Bhattarai et Yami ont violé les normes et la discipline du Parti. Le Parti doit agir contre eux s'ils ne s'engagent pas dans une auto-critique publique."

 

Certains dirigeants proches de Kiran et de Bhattarai ont demandé que des sanctions soient prises contre Bhattarai et sa femme Hisila Yami.

Publié dans Actualités du Népal

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