Avec la fin des festivals, la révolte approche...

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

Aux dernières nouvelles, aucun accord n'a encore été trouvé entre les trois plus gros partis (PCNU-maoïste d'un côté et PCN-UML et Congrès Népalais de l'autre). "Que les partis soient parvenus à un consensus ne sont que des rumeurs," a affirmé Baburam Bhattarai, vice-président du Parti, lors d'un grand meeting de masse à Baglung, ajoutant qu' "il est peu probable que les partis parviennent à un accord pour résoudre la dispute politique."

"Nous ne feront pas de compromis tant que les décisions anticonstitutionnelles du Président ne seront dûment corrigées," a til ajouté. Badal rajoute que "tant que nous demandes ne seront pas adressées par le gouvernement, nous ne laisserons pas le parlement fonctionner." Baburam Battharai : "Nous essaierons néanmoins de résoudre les questions avant le festival de Tihar, mais, dans tous les cas, nous mènerons une autre série de protestation après le festival."

Sur la suite des évènements, Prachanda a affirmé : "Je n'ai aucune idée quel sorte de désastre apportera l'ouragan politique à ceux qui dirige à présent le gouvernement de coalition actuel." "Le noyau dur de droite dans l'UML et le Congrès Népalais ne veulent pas que le processus de paix et l'écriture de la constitution se concluent de la manière dont ils doivent."

Bhattarai : "Si le gouvernement recours à la répression, les manifestations pacifiques se transformeront en révolte armée."
Badal : "Nous avons pris le chemin de la révolte il y a plus d'une décennie et nous avons perdi des milliers de vies pour la paix et la stabilité. Nous somme maintenant prêts à se sacrifier encore pour institutionnaliser la paix et écrire la constitution à temps."

De l'autre côté, le gouvernement semble se préparer également à une situation tendue. C'est ainsi que la ministre de la Défense s'est déclarée en faveur de modifier les Accords de Paix car ces derniers auraient empêcher le renforcement de l'Armée Népalaise. Elle a affirmé que les provisions dans les Accords de Paix qui restraignent l'Armée Népalaise de faire de nouveaux recrutements, d'acheter des armes et de s'entraîner sont des obstacles aux changements nécessaires dans l'armée.

De manière similaire, le gouvernement s'apprête à utiliser les journalistes comme informateurs, recevant leur paye directement du gouvernement. Cette décision est dans le cadre de la campagne spéciale de sécurtité que va lancer le gouvernement. La Fédération des Journalistes Népalais s'est opposée à ce projet.

sources : nepaltelegraph.com, nepalnews.com






Publié dans Actualités du Népal

Commenter cet article