Des centaines de Népalais abandonnés dans les rues d'Irak

Publié le par Comite de Solidarité Franco-Népalais

PAR DEVENDRA BHATTARAI
DOHA, QATAR, 25 Septembre - Comme 13 ans de travail en sol étranger n'a pas pu lui donner satisfaction fincancière, Mukti Nath Sapkota du district de Chitwan a atterri en Irak 2 semaines auparavant avec l'espoir de gagner 800$ US par mois. Il était supposé travailler comme cuisinier dans un hôtel de ce pays dévasté par la guerre et gagner plus que ce dont il avait l'habitude en Arabie Saoudite ou en Malaisie.

Toutefois, cette décision a été comme de sauter directement de la poêle à frire dans le feu. Il a passé ses nuits sous un container près d'un hôtel dans la balieue de la capitale Irakienne, Bagdad.

Il est devenu cuisinier, mais seulement pour cuisiner pour lui à même la rue,ce qui n'était pasce qui était annoncé par l'agence intérimaire qui l'a amené en Irak.

"Je ne peux pas expliquer les difficultés de cuisiner un repas chaque jour sur le trottoir en pleine incertitude quant au travail et à la sécurité," s'est il exclamé au téléphone.

Il se considère cependant chanceux auprès d'environ 200 [ou plutôt  300 aux dernières nouvelles NdT] Népalais vivant le même genre de vie là-bas. Au moins un agent de la boîte d'intérimaire qui l'a envoyé illégalemen en Irak visite ses clients tous les jours et leur donne même du riz et des légumes pour leurs repas.
Nagendra Puri, un agent de la boîte d'intérim de Gaura Daha du district de Jhapa, a envoyé Sapkota en Irak via Karachi et Doha, lui prenant 220,000 roupies [2200€ ! NdT] dans l'affaire. "Je n'ai envoyé que 24 personnes là-bas," a dit Puri. "Je vais les envoyer travailler dans quelques jours."

Il y a des centaines de Népalais à Bagdad qui passent leurs nuits sous d'énormes containers près des grands hôtels, selon Kumar Jung Karki, qui travaille pour une agence de sécurité près de l'aéroport de Bagdad. "J'en ai vu beaucoup d'entre eux et les ai aidé à trouver les contacts," a dit Karki.

Trouver les contacts de leurs agenrs, cependant, n'est pas une tâch facile.

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"Nous vivons avec une bouteille d'eau et un repas pas jour," a dit une victime. "Sept Népalais souffrent de jaunisse et de fièvre."

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http://www.kantipuronline.com/kolnews.php?nid=161793

Note du Traducteur : Selon KantipurOnline, le gouvernement serait déjà en train de prendre les mesures nécessaires pour libérer les quelques 300 Népalais "enfermés dehors".

 

Publié dans Actualités du Népal

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